jeudi 4 février 2010

piqûre de rappel. Et si c'était possible ?

Par Cecilchen, jeudi 4 février 2010 à 18:16 :: Nouvelles du front

Aujourd'hui je suis allée observer une classe avec Sophie, dans notre ancienne école.
Ca m'a fait un bien fou. Le soleil était là, en plus. Quel pied.
On parlait mutation. Les "pourquoi pas" ont fait surface.
L'ASH, en tout cas, reste la solution à privilégier. Sans aucun doute...
Je me suis prise à rêver doucement à ce qu'il se passerait, si, en effet, elle venait à l'ITEP elle aussi.
Il faut que je pense à autre chose. Mais... Et si c'était possible ? ...


Parallèlement, j'ai candidaté à la formation pour devenir enseignante spécialisée.
Je ne sais pas trop ce qui m'a pris... J'espère ne pas le regretter.
J'attends de voir si je suis prise...

(Et si c'était possible ?)

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mercredi 3 février 2010

Un déménagement presque parfait : parce que je veux m'en souvenir. (2e partie)

Par Cecilchen, mercredi 3 février 2010 à 16:44 :: Nouvelles du front

The D-Day !

Je me sens un peu aigrie et contente à la fois, c'est normal, je pense !

On est censés avoir de l'aide de nos amis proches. Sophie (of course !) et Nico, Lucile, mais aussi Jérôme et Vianney.

Jérôme doit arriver sur les coups des 9h pour qu'on aille chercher le camion ensemble, à quelques kilomètres de là. On part tous les deux en clio. Je suis fière d'être au volant. Il me fait deux-trois remarques, et ça me détend incroyablement ! :)

10h, nous sommes tous à l'appartement, et on commence alors une vraie partie de GiantTetris avec tous nos meubles et nos cartons. Tout s'enchaîne, et le camion est plein en deux temps trois mouvements. Les voitures sont remplies elles aussi. Nous partons tous pour La Maison sur les coups de midi. Déchargement dans la joie et la bonne humeur. Les lits sont passés par la fenêtre du premier... Sacrément pénibles et étroites, ces maisons amiénoises... Le soleil pointe le bout de son nez, nous en profitons donc pour déjeuner en T-Shirt sur la terrasse... Un 21 novembre...



15h, on repart tous à l'appartement pour un autre voyage (le dernier). Il est 17h quand le camion rempli et toute l'équipe retournent à la maison. Je reste avec Lucile pour le ménage. L'agence doit passer à l'appartement pour une visite à 18h... La nostalgie revient, bien puissante. Nous n'échangeons que peu de mots...

19h, retour à la maison avec Lucile et les chats (restés toute la journée enfermés dans un appartement presque vide, ils étaient perurbés !), pendant que l'équipe des Gentils Déménageurs est partie ramener le camion.



Horreur : tout est empilé au rez de chaussée, et nous avons juste envie de nous coucher... Moment de sollitude... On ne peut même pas passer d'une pièce à l'autre...



Allez hop, après un dernier effort, tout est rangé, et une soirée raclette s'organise pour récompenser tout le monde des sacrés efforts fournis.



Voilou ! Je suis contente d'avoir écrit tout ça... "Fallait le faire", quoi :) Et pour moi, ca marque vraiment La Fin de cette aventure.

Bisous aux hypothétiques lecteurs !

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Un déménagement presque parfait : parce que je veux m'en souvenir. (1e partie)

Par Cecilchen, mercredi 3 février 2010 à 16:10 :: Pensées en vrac

C'était il y a deux mois et demi, le 21 novembre 2009, c'est tard pour écrire ça... Mais je ne veux pas oublier. Et pis je fais bien ce que je veux, d'abord :o

Il est 22h, nous sommes à la veille du Grand Déménagement, et faisons les derniers cartons (normal). Un peu à la va-vite, un peu déprimés, un peu angoissés. Les images du passé défilent dans ma tête au fur et à mesure que je scotche. Je m'installe dans le couloir pour le carton «Bouffe cuisine ». Il n'y a plus d'autres place dans l'appartement.


C'est Lucile, Alexandre et Maxime qui font alors leur apparition dans la pièce. On rit, on pleure, on crie, on hurle tous ensemble, une dernière fois. Il y a des Allemands, des Tchèques, des Chinois qui passent. Héloïse fait-elle aussi une brève apparition. Et tout le monde s'en va, petit à petit, emportant ses petites affaires, mais laissant les rancoeurs trainer. Par chance, quelques bons souvenirs sont restés là, parmis eux : ceux des soirées sur la terrasse et des après-midis dans le bureau avec Lucile, lors du blocus de la fac... Je les mets dans le carton « Vrac 2006 ». Je scotche.

Pierre-Antoine arrive. On s'installe dans l'ancien bureau, tandis que Lucie et Nicolas occupent la chambre de Lucile... Les ordinateurs ronronnent dans le bureau. Des russes passent. Et moi j'ai un concours à passer. J'accueille une dernière fois les amis que je me suis faits à l'IUFM. Les anciens cours de PE1 sont déjà emballés. Qu'il est gros, ce carton ! Je l'ouvre pour y glisser ces derniers souvenirs. J'y ajoute encore ceux de quelques profs passionnants, d'un PACS, d'un été en Bourgogne, d'une demande en mariage.

Apparaissent ensuite les images d'une année de souffrance. Ce sont ces images là que je veux garder à tout prix, surtout elles. Elles qui m'ont rendue plus forte, qui m'ont donné des amis aussi formidables.
J'arrive à l'école, c'est Aline qui m'accueille, qui m'épaule. Je ne l'oublirai jamais. Mes premières heures de classes me font rentrer en pleurant, c'est ainsi que quelques larmes coulées sur mon bureau se retrouvent dans le carton « PE2 + bordel école ». Des larmes qui appellent à la persévérance. J'ouvre un cahier orange très fin et récolte au passage des flots salés et amers. Je les laisse dans le cahier, et je range tout cela bien soigneusement avec le reste. Aline et les autres collègues de l'école, Sophie, Mathieu, JP, Maxime, Hélène, Marie, les deux Christine, Pierre, et Philippe sont tous autour de moi et me tiennent l'épaule. Je scotche le carton et l'empile avec les autres, dans le salon.

D'autres personnent apparaissent alors dans la pièce. Je ferme les yeux et tourne la tête. Elles disparaissent. Pas la peine d'y accorder de la place dans un carton.

Et c'est alors une vingtaine d'amis proches qui rentrent chez nous. Il y a comme un air de fête. Pierre-Antoine est à côté de moi, il s'approche et me serre dans ses bras, me chuchottant à l'oreille à quel point il stresse. Il y a de la tension, les gens se bousculent pour être prêts à temps. Les flash créptitent.
Tout cela ira dans « Restes mariage => Cave ». Je scotche.

Je m'apperçois que Théotim et Robin ont laissé quelques jouets ici et là, en revenant de la première visite de la maison... Je les mets dans ma poche, pour ne pas les perdre.


Et voilà, brusquement tout s'arrête, tout le monde s'en va. Je suis à genou sur le parquet du couloir, ébêtée. J'en suis au carton « Bouffe cuisine », un paquet de pâtes dans les mains. Mes yeux s'embrouillent. Je ravale mes larmes nostalgiques. Pierre-Antoine me demande en criant : « C'est toi qui a le scotch ? »
« Oui mais j'ai terminé ! »
Une nouvelle vie à deux commence, il n'y a pas de temps à perdre !

Nous allons nous coucher vers minuit, il reste encore des cartons à faire...

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mardi 2 février 2010

Poeme Enfin retrouvé...

Par Cecilchen, mardi 2 février 2010 à 20:26 :: Nouvelles du front

Crêpe de la chandeleur,
Saute, crêpe de bonheur!
Sors de la poêle qui trébuche
Sur les bûches,
Et danse jusqu'au plafond
Où les jets de flamme font
Danser leurs reflets en rond.

Le beurre chante en grésillant.
Oh ! comme la pâte a bonne mine !
On dirait que la lune, en prenant son élan,
A perdu son teint de farine.

Allez, sautez, sautez plus haut,
Crêpe ardente, ô lune dorée !
Si vous ne pouvez plus, d'un saut,
Rejoindre la voûte éthérée,
Allez donc, au moins, vous loger
Au-dessus de la vieille armoire
Et de cet observatoire
Vous pourrez nous protéger.

(Claude Jonquières)

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