Mon Viktor

Par Cecilchen, mercredi 14 mars 2007 à 23:05 :: Gustave et compagnie :: #107 :: rss
Mon ch閞i chat, Tu es entr dans ma vie il y a un peu plus de trois ans. C'閠ait un peu avant la Toussaint, en 2003. Cl閛, ta maman, avait mis bas, et vous aviez vu le jour, toi et tes fr鑢es et soeurs. A l'閜oque, je ne cherchais pas absolument avoir un chat. Mais Adeline, la ma顃resse de ta maman, m'a parl de toi : une petite boule de poils noire et blanche. Petite ? Voyons voir. On peut nuancer : petite, oui, mais tu 閠ais d閖 ENORME pour ton 鈍e ! Sans m阭e t'avoir vu, je savais d閖 que je t'aimais. Deux mois plus tard, tu allais me rejoindre Amiens.

Et deux mois plus tard, te voil dans le train avec moi. Il faisait froid dehors, mais j'avais mis un pull dans ta bo顃e, pour ne pas que tu aies froid. Je m'en souviens bien ! La bo顃e 閠ait munie d'une petite 閏uelle que j'avais remplie d'eau pour le trajet. Et arriv閟 Amiens, tu l'avais renvers閑 sur toi ! Je t'avais alors pris dans mes bras, dans mon manteau, et tu 閠ais rest bloti contre mon coeur jusqu' ce que nous arrivions notre appartement.




L'automne suivant, mon bel ami, tu prenais train avec moi encore, pour un plus long trajet : Paris-G鰐tingen. L bas, tu m'as aid閑 du mieux que tu l'as pu garder le moral, garder le sourire. Nous allions nous promener tous les jours au bord du Kiessee. A chaque fois, tu mangeais des souris. Tu 閙erveillais les petits et les grands par tes pirouettes de chat en laisse.

Puis tu es all vivre la campagne, chez mon p鑢e ; ce mode de vie t'閠ait d閏id閙ent mieux adapt. J'avais le coeur gros de te perdre, mais l'id閑 de te savoir heureux me comblait de joie. Lors de nos retrouvailles hebdomadaires, tu 閠ais toujours le m阭e gros chat adorable au caract鑢e si sp閏ial. Viktor, tu es un tigre. Tu es grand, l'allure royale. Mais surtout : quelle musculature, quelle puissance ! Oui, tu as tout d'un tigre. Les caresses ? Oui tu aimes 鏰, mais pas pendant trop longtemps. C'est la libert qui t'est ch鑢e, et la solitude. Est ce que tu m'aimes, moi ? Ce regard de roi, de dieu, que tu m'adresses parfois, que veut-il dire ? Amour, m閜ris ? Une chose est certaine, c'est que peu de personnes ont le privil鑗e de pouvoir t'administrer des soins lorsque cela est n閏essaire, et je fais partie d'elles. Une autre chose est certaine, c'est qu'avec moi, tu joues cache-cache, la guerre... avec moi et moi seule. Moi en tout cas, je t'aime.

Il y a un mois, tu t'es fait attaquer et mordre le cou par un animal. La plaie s'est infect閑 nous ne nous en sommes apper鐄 que bien tard. Tu as fr鬺 la mort. Mais nous 閠ions tous l pour t'aider et te soigner, et tr鑣 vite tu as r閡ssi te remettre de ces peines. Nous pensions 阾re tranquilles...

Mais malheureusement, la semaine derni鑢e, mon p鑢e m'a mis au courant de la triste nouvelle.
Tu 閠ais bien mal en point. Que c'閠ait-il pass ? Myst鑢e (et boule de gomme). En tout cas, ton 閠at empirait d'heure en heure.
V閠閞inaire, hospitalisation. Heures d'angoisse. La v閠閞inaire 閠ait bien pessimiste lorsqu'elle t'a vu. Nous croyions un empoisonnement, il s'agissait cependant plut魌 d'une colision avec une voiture. Mais 鏰 n'閠ait pas pour autant meilleur signe. Visiblement, ton probl鑝e se situait dans tes petits reins et la vessie. La v閠閞inaire parlait de situation tr鑣 grave et de d閏ision prendre dans les quelques jours qui allaient suivre.
Mais chaque heure qui a pass a 閠 une petite victoire sur tes souffrances. Toi qui 閠ais gisant, presque mort, te voil bien vite sur tes pattes devenues bien fr阬es. C'est la surprise g閚閞ale. Et samedi, te voil d閏lar "sortant".
Mais une p閞ip閠ie intervint : celle de la crise d'ur閙ie. Te voil parti pour une prolongation de s閖our chez le v閠閞inaire. Un autre probl鑝e s'est pos, aussi : depuis ton admission, tu ne mangeais pas.

Mais c'est normal ! Mon pauvre chat ch閞i ! Comment garder le moral dans une petite cage puante sans personne pour s'occuper de toi ? Si tu ne manges pas, tu t'affaiblis, et si tu es trop faible, tu ne manges pas. Allez courage Viktor ! Toi qui pesais encore 6 kilos le mois dernier !

La solution qu'on a trouv, hier, puisque ta crise d'ur閙ie 閠ait ma顃ris閑, c'閠ait de te faire sortir de chez le v閠閞inaire pour la nuit. Chez toi tu allais bien manger, non ? C'閠ait notre dernier espoir. Peut 阾re nos derni鑢es angoisses. Et le miracle s'est produit. Tu manges ! Ce matin tu as eu une derni鑢e visite chez le v閠閞inaire, on t'a prescrit des m閐icaments (antibiotiques et autre pillules pour ta crise d'ur閙ie), tu es encore bien faible et fragile, mais tu devrais 阾re tir d'affaire, en principe. J'ai l'impression de reprendre mon souffle

Je vais bien m'occuper de toi, maintenant, en attendant que l'on puisse de nouveau jouer cache-cache tous les deux...

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Commentaires

1. Le mercredi 21 mars 2007 à 01:10, par jud

un gros calin pour Viktor... et un bon retablissement!

2. Le vendredi 23 mars 2007 à 13:10, par Sebou

Bah dis donc en plus il doit 阾re rudement intelligent si il arrive lire tout 鏰...

Bon courage Viktor ! Et passe le bonjour ta maitresse.

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